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Les chaussures minimalistes

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Zoom sur une paire de chaussures
A man and woman run along a roadside bicycle path

Tendance minimaliste, et inspiration du bout du monde

Les chaussures minimalistes s’inscrivent dans le mouvement du même nom. Cette tendance mode qui connait son apogée au cours des années 90 se définie par un retour à la fonction essentielle des vêtements ou des objets, il faut simplifier, faire disparaitre le superflu.

Dans les années 60, deux champions olympiques Herb Elliot et Abebe Bikila popularisent la course pieds nus. Plus récemment, Michael Randall Hickman, un coureur de longue distance en quête de spiritualité est allé au Mexique rencontrer les Tarahumaras. Ces autochtones, excellents coureurs, se déplacent dans une région escarpée avec des sandales légères : les huaraches. En 2009, Christophe McDougall écrit « Born to run » et popularise l’histoire de ce coureur pas comme les autres.

Une chaussure pour marcher pieds nus

Le pied est probablement un des éléments les plus importants de notre corps puisqu’il nous permet de nous déplacer, donc dans sa fonction première, de suivre les animaux (source de nourriture), et ainsi de survivre. Depuis, l’homme s’est sédentarisé et marcher n’est plus une question de survie. Son bon fonctionnement reste cependant essentiel, d’où l’importance d’être bien chaussé.

Les partisans des chaussures minimalistes défendent l’idée que courir « barefoot » (pieds nus), réduirait significativement le risque de blessures et procurerait des sensations plus intenses. Il n’est pas question de réellement courir sans chaussures mais avec des huaraches (sandale de l’époque précolombienne, dorénavant adaptées pour la course), des gants de pied ou des sandales. Courir avec des chaussures minimalistes modifierait tout bonnement la biomécanique de la foulée : moins d’attaque du talon, moins de flexion du genou lors de la phase d’appui ainsi que des mouvements articulaires moindres au genou et supérieurs à la cheville (2013-Bonacci-Running in a minimalist and lightweight shoe is not the same as running barefoot- a biomechanical study).

Il est reproché aux chaussures maximalistes (baskets traditionnelles), de concentrer le plus gros volume des matériaux d’absorption des chocs au niveau du talon, créant un dénivelé de douze millimètres, jugé trop important, entre l’avant et l’arrière du pied. Ces chaussures ne s’adaptent qu’à un seul profil de coureurs alors qu’il en existe trois : attaque première du talon, course sur les pointes et course sur la plante.

Un sportif habitué à courir avec des chaussures traditionnelles ne peut pas se mettre au « courir naturel » du jour au lendemain. Il y a une période de transition, qui varie de 10 semaines à 6 mois.

Des chercheurs ont étudié deux groupes de sportifs : les uns courant avec des baskets traditionnelles, les autres avec des chaussures minimalistes. Avant l’expérience, tous couraient avec des chaussures maximalistes. Des IRM ont été fait avant et après le changement. Aucune différence notable n’aurait été remarqué au niveau des tissus mais les os auraient été fragilisés. 10 coureurs sur 19 auraient développés une blessure du pied dans le groupe des chaussures minimalistes contre 1 coureur sur 17 dans le groupe des chaussures maximalistes.

Les études scientifiques ne semblent pour le moment pas assez fiables pour décider si c’est la chaussure utilisée plutôt que la pratique sportive qu’il convient d’incriminer.

Que pensez-vous de ce nouveau type de chaussures ? Seriez-vous prêt à essayer ?

Crédit photo : Chris Hunkeler – modified